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Acte authentique : contrat qui doit obligatoirement être rédigé par un
notaire pour pouvoir être publié au bureau des hypothèques et rendre l'acte opposable
à tous les tiers, c'est à dire à tout le monde, y compris les personnes qui ne sont pas
mentionnées dans le contrat. La vente immobilière ou l'échange
doivent faire l'objet d'un acte authentique.
Acte sous seing privé : acte passé sous simple signature des parties. En matière
de vente, il peut s'agir d'un acte préparatoire à la conclusion d'une affaire, encore
appelé acte préalable ou avant-contrat parce qu'il est ensuite remplacé par un contrat
définitif. L'acte sous seing privé est courant en matière de location.
Administrateur de biens : professionnel qui effectue des
opérations de gestion immobilière dans le cadre d'un mandat. On
distingue :
- la gestion d'immeubles en copropriété où le gestionnaire occupe
la fonction de syndic
.
la gestion de biens immobiliers pour le compte de propriétaires où le gestionnaire
s'occupe de la gestion locative: recouvrement des loyers, paiement des charges, entretien,
réparations....
Agence immobilière : terme désignant un commerce (souvent
une entreprise) dont la fonction est de proposer ses services et moyens pour la
négociation et le conseil en matière de biens immobiliers : vente
et location, conseil en matière d'achat, estimation de biens...
Agent commercial : il s'agit d'un représentant qui intervient à titre
indépendant, sans lien de subordination ni garantie, au nom et pour le compte de la
personne qu'il représente. Ce statut étant plus souple que le statut salarial, il est
encore largement utilisé dans le domaine de la négociation immobilière.
Agent immobilier : professionnel qui représente le
propriétaire, l'acheteur ou le locataire, lors de la vente ou de la location
d'appartements, d'immeubles, de maisons individuelles, de fonds de commerce, de
terrains... Attention : l'agent immobilier n'est pas propriétaire des biens qu'il propose
à la vente ou à la location. Il agit en tant qu'intermédiaire et assure une prestation
de service qui consiste à chercher un locataire ou un acquéreur avec des garanties
financières et juridiques répondant aux dispositions de la loi du 2 janvier 1970.
Par comparaison la transaction entre particuliers ne bénéficie d'aucune
sorte de garantie.
Assemblée générale de copropriété : réunion à
laquelle doivent participer tous les membres d'une copropriété.
Elle vote sur les questions inscrites à l'ordre du jour, et les décisions adoptées,
font l'objet d'un procès verbal. Les copropriétaires doivent se
réunir au moins une fois par an en assemblée générale.
Assurance RCP (Responsabilité Civile Professionnelle) : Assurance professionnelle
: dans le cadre de leur activité professionnelle, les agents immobiliers,
administrateurs de biens, marchands de biens...
doivent être assurés contre les conséquences de leurs fautes, causant des préjudices
à des tiers.
Bail : document définissant les relations contractuelles entre
propriétaire et locataire. Certains sont soumis à une réglementation particulière,
d'autres relèvent de la libre volonté des parties dans le cadre des dispositions du Code
civil. On les appelle aussi "contrats de location".
Bailleur : propriétaire qui donne à louer un bien immobilier.
Bail commercial : contrat de location portant sur un local dans lequel est exercé
une activité commerciale, industrielle ou artisanale. La plupart de ces baux sont soumis
au décret du 30 septembre 1953, et ils engagent le bailleur pour
9 années au minimum. Le locataire pouvant résilier tous les 3 ans.
Bail d'habitation : contrat de location portant sur un local à usage d'habitation
ou à usage mixte (professionnel et habitation). La plupart des baux d'habitation pour une
résidence principale répondant aux normes actuelles de confort et d'habitabilité, sont
régis par les Lois du 23 décembre 1986 et 6 juillet 1989. Ils engagent le bailleur trois ans au minimum. Le locataire pouvant résilier à tout
moment, avec un préavis de 3 mois.
Bail professionnel : contrat de location conclu pour des locaux exclusivement à
usage professionnel c'est-à-dire dans lesquels le locataire exerce une profession non
commerciale, profession libérale notamment (médecins, dentistes, association,
syndicat...). Les baux professionnels sont régis par les dispositions du Code civil
relatives au contrat de louage de choses et par l'article 57 A de la loi du 23 décembre
1986. Ils engagent le bailleur trois ou six ans. Le locataire
pouvant résilier à tout moment, avec un préavis de 3 mois.
Bien immobilier> : immeuble, c'est à dire bâtiment,
terrain, fonds de commmerce, part de société immobilière, etc... En fait, à l'origine,
tous les objets attachés à la terre, donc immobiles (y compris les arbres et récoltes)
et le terrain lui-même, et par extension, les biens meubles, (c'est à dire mobiles)
lorsqu'ils sont attachés à l'immeuble (évier, cheminée, volets...). En principe les
immeubles bâtis doivent avoir fait l'objet d'un permis de construire.
Bon de visite : document par lequel un client d'une agence
immobilière reconnaît avoir visité un bien immobilier par
l'intermédiaire de l'agence.
Carte professionnelle : les personnes exerçant des activités de
transaction ou de gestion immobilière (agent immobilier, administrateur de biens) doivent
posséder une carte professionnelle. Elle est délivrée par le préfet et renouvelée
chaque année. Elle précise le type d'activité : "Transactions sur immeubles et
fonds de commerce" ou " Gestion immobilière". Un agent immobilier
dépourvu de carte professionnelle ne peut exercer son activité.
Caution : engagement pris par un tiers pour garantir le paiement d'un crédit
immobilier en cas de défaillance de l'emprunteur, ou le paiement des loyers en lieu et
place du locataire en titre.
Cession : transmission d'un bien immobilier soit à titre
onéreux (vente), soit à titre gratuit (donation).
Charges récupérables : c'est l'ensemble des frais engagés par le bailleur qu'il peut se faire rembourser par son locataire. Les
charges récupérables sont distinctes du loyer principal. En matière de baux
d'habitation, les charges récupérables sont limitativement énumérées par le Décret
du 26 août 1987. Elles concernent les dépenses relatives à l'entretien courant du bien,
des équipements mentionnés au contrat, ainsi que les menues réparations et certaines
taxes.
Commission : terme désignant la rémunération versée à un agent
immobilier dans le cadre de l'exercice de son activité (vente, location, gestion...).
L'agent immobilier doit obligatoirement posséder un mandat
de vente, location ou gestion pour percevoir une commission. La rémunération des agents immobiliers (commission et honoraires) est libre et doit
impérativement figurer dans tous les actes courants.
Compromis de vente : il s'agit d'un avant-contrat signé
par le vendeur et l'acquéreur d'un bien immobilier soit sous seing privé, soit devant un
professionnel. Le compromis de vente engage les deux parties et il est d'usage que
l'acquéreur verse un acompte (en général 10% du prix de vente) lors de l'établissement
de cet acte.
Conditions suspensives : contenues dans un avant-contrat (promesse
de vente unilatérale ou compromis), celles-ci suspendent
l'exécution du contrat à la survenance d'un événement. Le contrat ne produira tous ses
effets que lorsque l'événement prévu se réalisera. Par exemple, condition suspensive
d'obtention d'un prêt, d'un permis de construire... Pour être valable, une condition
suspensive ne doit pas dépendre du hasard ou de la seule volonté d'une partie.
Conseil syndical : composé de copropriétaires désignés
par l'assemblée générale, il assiste le syndic
et contrôle sa gestion. Son institution est obligatoire sauf si la majorité des copropriétaires la refuse. Il règle souvent les petits détails et
litiges de la vie quotidienne de la copropriété.
Contrat de location : voir bail.
Copropriétaire : propriétaire d'un bien
immobilier dans un bâtiment dont le statut répond à celui de la copropriété.
Copropriété : situation d'un immeuble qui appartient à la
fois à plusieurs personnes et à chacune d'elles séparément. L'immeuble est donc
divisé en parties communes et en parties privatives. Le réglement de copropriété fixe
les règles de la vie en commun. Régime juridique réglementé par la loi du 10 juillet
1965.
Dépôt de garantie : somme d'argent confiée en garantie
d'exécution du contrat. Dans le cas d'une location elle est remise au bailleur par le
locataire, lors de son entrée dans les lieux, et lui est restituée en fin de location à
condition qu'il ait payé ses loyers et charges et correctement entretenu le bien. Dans le
cas d'un avant contrat de vente (promesse ou compromis),
le dépôt de garantie sert à assurer la signature du contrat définitif dans toute sa
conformité (voir aussi indemnité d'immobilisation).
Expert immobilier : professionnel dont la fonction est d'estimer,
c'est-à-dire d'évaluer, la valeur vénale ou locative de biens
immobiliers : immeubles d'habitation ou industriels, fonds de commerce, locaux, etc.... En
réalité, l'expertise immobilière recouvre deux sortes d'activités: l'une est
réglementée, il s'agit de l'expertise judiciaire effectuée sur désignation de l'expert
par un tribunal, l'autre est libre, il s'agit des expertises amiables ou conventionnelles.
Fisc : ensemble des services chargés d'établir et de percevoir
les impôts.
Fiscal : adjectif relatif à l'impôt et au fisc
Fiscalité : règles de perception des impôts.
Frais d'acquisition : Ensemble des frais et droits consécutif à l'établissement
d'une vente immobilière. Ils sont en principe à la charge de
l'acquéreur du bien. Les frais d'acquisition sont en réalité constitués pour
l'essentiel de différents droits, taxes, impôts et frais d'obtention de pièces
administratives, et pour une part moins importante, par les honoraires du notaire.
En France, les frais d'acquisition sont réduits lorsqu'il s'agit d'un bien à usage
d'habitation (environ 9 à 13%), et pleins lorsqu'il s'agit d'immobilier à usage
professionnel (environ 20% ou TVA). Lors de l'achat dans le neuf (immeuble de moins de 5
ans), la vente est dite « sans frais de notaire », c'est à dire que les frais
sont de l'orde de 3%. Un régime spécial existe en Alsace Lorraine et dans certains
DOM-TOM. Exemple : lors de l'achat d'un logement dans l'ancien à Paris, pour un prix de
1 000 000 Francs, sans l'aide d'aucun prêt, le vendeur aura à payer des
frais d'acquisition s'élevant à environ 75 400 F., les honoraires du notaire
comptant pour environ 12 250 F. Pour ce même achat avec un prêt de
800 000 F. avec hypothèque, le vendeur aura à payer 85 700 F. de
frais de mutation, dont 19 100 F d'honoraires du notaire. Pour connaître les
frais d'acquisition afférents à un bien immobilier, il est souhaitable de consulter un
professionnel.
Frais de notaire : terme impropre, le terme le plus juste est frais d'acquisition.
Garantie financière : elle garantit l'engagement des sommes mises
en jeu lors de transactions immobilières ou dans les actes consécutifs à la gestion des
immeubles, lorsque ces actes ou transactions sont effectués par un professionnel
immobilier. La garantie financière est obligatoire pour tous les agents
immobiliers ou les administrateurs de biens. Elle est distincte
suivant que le professionnel exerce la transaction ou la gestion.
Hypothèque : L'hypothèque sert à garantir le paiement d'une
dette contractée sur un bien immobilier. Elle permet au prêteur de faire vendre par voie
judiciaire le bien immobilier de son débiteur au cas où celui-ci serait dans
l'impossibilité de rembourser les sommes dues.
Immeuble : voir bien immobilier.
Indemnité d'immobilisation : somme versée par l'acquéreur
lors de la signature de l'avant-contrat de vente (compromis ou promesse) à titre d'acompte sur le prix de vente. Son montant est
libre, mais l'usage fait que cette indemnité s'élève le plus souvent à 10 % du prix de
vente du bien.
Indivision : situation d'un bien détenu par plusieurs personnes sans qu'il y ait
division matérielle. C'est le cas de l'achat en commun d'un logement, d'une succession
tant que la répartition des parts entre les héritiers n'est pas encore faite, ou encore
lors d'une dissolution de société.
Location : local, terrain, logement... mis à la disposition d'un
occupant contre le paiement d'un loyer. Le propriétaire ou bailleur,
et le locataire du bien sont liés par un bail ou contrat de location, ce
dernier n'étant pas nécessairement établi par écrit. Cependant, l'établissement d'un
bail écrit entre le propriétaire et le locataire est fortement recommandé. En France,
le régime le plus courant de location pour l'habitation est la location nue, c'est à
dire la location sans fourniture de meubles.
Location meublée : elle concerne tous les types de logements loués avec la
fourniture d'un mobilier suffisant pour permettre la vie courante. Elle engage le bailleur
un an au minimum. Le locataire pouvant résilier à tout moment, suivant les modalités
prévues au contrat.
Locations saisonnières : ce sont des locations consenties pour une courte
période, à la semaine, au mois ou encore à la saison. On les rencontre dans des
localités qui reçoivent un afflux de résidents pendant une période déterminée. La
majorité est meublée.
Loyer : somme versée par le locataire au propriétaire en contre partie de la
jouissance d'un bien immobilier donné en location
Mandat : acte par lequel une personne (mandant),
donne à une autre (mandataire), le pouvoir d'accomplir en son
nom et pour son compte un ou plusieurs actes juridiques, comme une vente, un achat, une
location... Il est fait obligation pour les agents immobiliers et administrateurs de biens
de détenir un mandat pour proposer un bien à la vente ou à la location ou encore pour
le gérer.
Mandataire : celui qui reçoit un mandat.
Mandant : celui qui donne un mandat.
Marchand de biens : commerçant dont l'activité consiste à
acheter des immeubles pour son propre compte et à les revendre ensuite avec l'intention
de réaliser un bénéfice. Cette activité n'est pas réglementée, donc n'offre pas les
mêmes garanties que celles de l'agent immobilier mais connaît un
régime fiscal particulier. Cependant de nombreux marchands de biens réputés exercent
leur activité en réhabilitant des immeubles qu'ils achètent afin de les vendre
rénovés.
Marchand de listes : personne qui recueille des « annonces » de
vendeurs, loueurs, acheteurs ou locataires, et vend ces listes d'annonces à des candidats
à l'achat, la location ou la vente moyennant une contribution financière. De nombreux
abus ont été constatés chez les marchands de listes : fichiers mal mis à jour, recueil
de renseignements non vérifiés, publicité mensongère. Ces listes sont en général
chères et n'offrent aucune garantie de disponibilité du bien. Elles sont comparables aux
annonces de la presse spécialisée, dont elles diffèrent par un coût bien plus élevé.
Depuis le 1er juillet1995, les vendeurs de listes ou de fichiers doivent être titulaires
de la carte professionnelle délivrée par la préfecture, au même titre qu'un agent
immobilier.
Notaire : officier ministériel, titulaire d'une charge et
bénéficiant à ce titre d'un monopole pour l'établissement de certains actes civils
ainsi que leur authentification (vente d'immeuble, contrat de mariage, testament...). Le
notaire a également un rôle de conseil.
Nue-propriété : terme juridique désignant une partie du droit
de propriété. Il confère à son titulaire le droit de disposer de la chose, mais ne lui
autorise ni l'usage, ni la jouissance. Le nu-propriétaire paye les impôts et charges
afférent au bien. Par exemple le nu-propriétaire d'un immeuble peut faire reconstruire
dans le cadre de la conservation de la chose. Il peut vendre ou céder son droit. Il ne
peut ni habiter ni louer le bien. Les droits complémentaires du nu-propriétaire sont les
droits de l'usufruitier.
Particulier : par opposition à un agent
immobilier un propriétaire peut procéder de lui même à la vente ou la location des
biens immobilier qu'il possède. De même un particulier peut être élu syndic
bénévole d'une copropriété, mais ne peut prétendre à être rémunéré comme un
professionnel, lors de l'exercice de cette activité. Dans ce cas l'acquéreur, le
locataire ou les copropriétaires ne bénéficient d'aucune
garantie ni financière ni juridique concernant la gestion, les fonds engagés, la
rédaction des actes, ni la bonne exécution des contrats.
Promesse de vente : avant-contrat signé par le vendeur et
l'acquéreur d'un bien immobilier. Il est conseillé de le faire
rédiger par un professionnel. Il existe deux sortes de promesses de vente :
- la promesse unilatérale de vente qui n'engage pas l'acheteur, mais uniquement le
vendeur, pendant un délai limité qui doit être clairement précisé dans le contrat.
- la promesse bilatérale de vente (aussi appelée « synallagmatique »), ou compromis de vente, qui engage l'acquéreur au même titre que le
vendeur. Il est d'usage que l'acquéreur verse un acompte (en général 10% du prix de
vente) pour garantir l'exécution de l'acte.
Propriété immobilière : c'est la possession d'un immeuble, à savoir :
terrain, bâtiment, local, lot de copropriété, part de société immobilière. En France
le propriétaire bénéficie de la toute propriété des biens y compris du terrain, du
sous-sol et de l'espace aérien nécessaire à l'édification de l'immeuble en fonction
des règles d'urbanisme propres à chaque zone constructible. Les cours d'eau et la mer ne
peuvent être propriété privée. Les berges et les plages sont la propriété des
collectivités.
Règlement de copropriété : c'est un document écrit qui régit
les droits et obligations des copropriétaires. Il est établi par
un professionnel selon les indications d'un géomètre-expert et si possible du
constructeur de l'immeuble. Il définit les différents lots (appartements, caves,
parkings...) avec pour chacun l'indication de sa situation géographique, son étage, sa
superficie et le nombre de tantièmes qu'il représente pour le paiement des charges. Il
précise les parties communes et les parties privatives et définit leurs conditions de
jouissance. Par exemple, l'interdiction d'exercer une activité professionnelle dans
l'immeuble. Il récapitule tout ce que l'on doit savoir sur les droits et obligations des copropriétaires d'un immeuble donné.
Société civile immobilière (SCI) : il s'agit d'une forme de
société ayant un objet immobilier. Exemple société civile familiale de placements
immobiliers (pour mettre en commun des biens immobiliers), société civile de
construction vente (établie pendant la durée de construction d'un immeuble). La vente
d'une SCI ou la cession de parts de SCI bénéficie d'un régime fiscal différent de la
vente immobilière ordinaire.
Syndic de copropriété : représentant de l'ensemble des copropriétaires. Il est souvent difficile à tous les copropriétaires d'agir en même temps. Pour les représenter, le
syndicat (c'est à dire l'ensemble des copropriétaires) élit un syndic lors d'une assemblée générale. C'est généralement un professionnel, qui
souscrit les polices d'assurance, engage le personnel de l'immeuble, exécute les
décisions des assemblées, veille à l'application du règlement de
copropriété, lance les procédures de justice, et de manière générale assure la
gestion courante de l'immeuble. C'est lui qui détient les fonds de la copropriété
et en tient la comptabilité. Il est donc chargé du recouvrement des charges et s'occupe
également du paiement des fournisseurs. Chaque année, au cours de l'assemblée
générale, il justifie et explique ses comptes. Il peut être élu pour une durée d'une
ou plusieurs années.
Syndicat des copropriétaires : c'est une collectivité représentant l'ensemble
des propriétaires d'un immeuble répondant au régime de la copropriété.
Il a pour objet la conservation de l'immeuble et l'administration des parties communes.
Les décisions sont prises par l'assemblée générale. Lors de
l'acquisition d'un appartement dans une copropriété, l'acheteur devient automatiquement
membre du syndicat.
Usufruit : terme juridique désignant une partie du droit de
propriété (littéralement, celui qui reçoit les fruits résultant de l'usage de la
chose, fruits étant ici pris au sens de fructifier, revenu, bénéfice...). Il s'agit du
droit d'usage et de jouissance attaché à un bien dont la nue-propriété appartient à
un autre. Ce droit est temporaire et prend fin notamment avec le décès de l'usufruitier.
Les droits complémentaires de l'usufruitier sont les droits du nu-propriétaire.
La décomposition de la pleine propriété entre nu-propriétaire et
usufruitier résulte souvent d'une succession dans laquelle une des parties (en général
le conjoint du défunt) conserve l'usufruit, et les héritiers directs (en général les
enfants) la nue propriété.
Valeur vénale : valeur marchande d'un bien
immobilier. Prix que le bien immobilier aurait obtenu s'il avait
été mis en vente.
Vente immobilière : transfert de la propriété d'un bien immobilier. La vente doit toujours faire l'objet d'un acte notarié
pour authentification. En pratique la vente est précédée par un avant contrat (promesse de vente unilatérale ou compromis)
généralement établi par un professionnel.
Viager : contrat de vente d'un bien immobilier par lequel
l'acheteur (appelé le débirentier) verse au propriétaire (le crédirentier), durant
toute la durée de vie de ce dernier, une rente appelée aussi « arrérage »
(ou rente viagère). En plus de cette rente viagère, le débirentier peut avoir à payer
une première mise de fonds, dite « bouquet », largement inférieure au prix
réel du bien et venant en déduction du calcul de la rente viagère. Le montant du
bouquet et celui de la rente sont calculés en fonction de trois paramètres : la valeur vénale du bien, l'espérance de vie du crédirentier et le taux de
rendement supposé du capital investi. Il est préférable de faire appel à un
spécialiste pour la vente en viager.
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